Dès le premier regard, « Bleu clin d’œil », nous invite à un voyage.
Un voyage coloré en cette terre méditerranéenne si chère au cœur d’Henry Bouhnik.
Un chemin buissonnier qui va et vient entre Gérone, Barcelone et Dubrovnik en passant par Burano, Paros, Carthage et Djerba…
Mais le photographe itinérant est ici davantage un poète qu’un reporter. Plus qu’un documentaire, c’est un poème en images qu’il nous donne à voir.
Certes, le point de départ est toujours la photo. Une vision instantanée du réel, une intuition du regard, un art du cadrage et de la lumière, qui font appuyer sur le déclic de l’appareil à un moment précis.
Cependant la capture du visible dans l’objectif n’est que le début d’une création plus complexe.
La matière première photographique, grâce aux possibilités offertes par la numérisation va donner naissance à une nouvelle image créée par l’artiste. La vision et la démarche du peintre prennent alors le relais des qualités du photographe.
Cela donne naissance à une image unique dont le tirage est réalisé par Henry Bouhnik lui-même, qui n’abandonne jamais son travail avant d’en avoir vu l’aboutissement couché sur le papier.
Et nous voilà embarqués vers un monde singulier, baigné d’azur et de lumière cédant parfois aux charmes de l’abstraction.
Hélène Beauvais-March, octobre 2011

